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Hamnet

  • Photo du rédacteur: Benjamin Forgues
    Benjamin Forgues
  • 6 mai
  • 2 min de lecture


Deuxième femme dans l'Histoire à remporter l'Oscar du meilleur film, idem pour celui de la meilleure réalisation, Chloé Zhao (Nomadland) est de retour après une tentative mitigée dans les blockbusters avec Eternals. Adapté du roman du même nom de Maggie O'Farrell, Hamnet nous plonge dans ce qui serait la genèse de la pièce Hamlet de Shakespeare, inspiré librement par des fragments de la vie de son auteur.


Nous suivons donc l'histoire d'amour entre William Shakespeare et sa femme Agnes Hattaway qui se développe au fil du temps. William est d'abord un jeune précepteur sans avenir malmené par son père, au moment où Agnes tombe enceinte, elle est rejeté par sa famille et va habiter sous le toit de la famille de William sous la tutelle de la mère (Emily Watson). L'amour fleurit, la famille s'agrandit avec la naissance d'un enfant et de deux jumeaux, Hamnet et Judith qui est née avec une condition médicale. Entre temps, William est au prise avec un blocage créatif et, encouragé par sa femme et son beau-frère, il quitte travailler à Londres, laissant derrière lui sa famille à Stratford-upon-Avon. Des drames familiaux mettront à mal la relation du couple et tout ça mènera vers la création de la pièce Hamlet.


Dès les premiers instants on sait qu'on sera confronté à une grande oeuvre. La mise en scène de Zhao, menée par la direction photo de Łukasz Żal, est somptueuse et hypnotisante. Le tout réussit à transmettre de vives émotions, où on nous pousse à explorer les relations amoureuses et familiales à travers un drame. Le film s'inscrit en deux temps, d'abord l'idylle amoureuse ou tout semble possible pour se transporter dans un deuxième temps vers les répercussions du drame aussi grave que la famille doit affronter. Que dire aussi de cette longue scène théâtrale en deuxième moitié de film qui crève le coeur et qui en est une comme on en a rarement vu au cinéma.


Lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice avec toutes les raisons du monde, Jessie Buckley transperce l'écran avec une performance remplie de vérité. Elle nous fait sentir toute sa souffrance avant de nous offrir un moment de grâce extrêmement libérateur à la fin. Paul Mescal quant à lui dans le rôle de William est toujours aussi bon, moins transcendant que sa partenaire de jeu, mais réussit tout de même à nous tirer de fortes émotions en deuxième moitié de film. On peut aussi souligner le travail des enfants de la famille (Jacobi Jupe, Olivia Lynes et Bodhi Rae Breathnach) qui rendent à merveille l'apport émotif que la situation impose.


Aussi, les décors sont magnifiques dans la nature de la campagne anglaise, l'immersion dans le XVIe siècle est très réussie.


Petit bémol quant à l'utilisation de la musique de Max Richter qui a été maintes fois entendue dans plusieurs films dont Arrival. Bien que ça peut sembler un choix cliché, elle reste tout de même efficace et elle nous transperce le corps dans cette finale à couper le souffle.


Hamnet est donc une oeuvre extrêmement forte, qui témoigne de toute la puissance de l'art qui a cette capacité à rendre quelque chose éternel.


Gros coup de coeur, c'est un film qui restera assurément marqué dans l'Histoire du cinéma et qui figure assurément parmi les meilleurs de 2025.



9/10

 
 
 

1 commentaire


Invité
08 mai

Très bon texte, ça donne le goût de voir ce film. Belle plume!.

Bravo Benjamin.

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