The Mandalorian and Grogu
- Benjamin Forgues

- il y a 3 jours
- 2 min de lecture

Après trois saisons qui étaient plutôt bonnes sur Disney+, Jon Favreau (The Lion King (2019), Iron Man, Elf) apporte son univers de The Mandalorian au grand écran avec The Mandalorian and Grogu. Ceci marque donc le grand retour tant attendu de la saga Star Wars dans nos salles obscures, 7 ans après le mitigé The Rise of Skywalker.
On nous invite donc à suivre les pas du chasseur de prime Din Djarin (Pedro Pascal) et de son petit acolyte Grogu qui sont dorénavant à l’emploi de la Nouvelle République. Ils sont donc mandatés de retrouver Rotta The Hutt (Jeremy Allen White) afin de le retourner à sa famille. Pris en plein coeur de cette querelle familiale, le mandalorien sera entrainé dans toutes sortes de péripéties qui mettront sa vie en danger.
L’histoire se déroule après les événements de la saison 3 et de la série Ahsoka, plus précisément dans l’ère post-Vader et pré-Ren. Généralement, Disney a la fâcheuse habitude d’étendre leur univers à un point tel qu’on doit regarder tous les films et séries pour être capable de suivre la continuité des événements, mais heureusement ici ce n’est pas le cas. Le film se tient particulièrement bien comme oeuvre en soi, ce qui comporte tant ses avantages que ses défauts. D’abord, comme mentionné ci-haut, ce n’est pas nécessaire d’être un fin connaisseur pour pouvoir apprécier le film, un choix judicieux pour le rendre plus accessible donc avec un potentiel commercial plus élevé. De l’autre côté, ça fait en sorte que tous les événements plutôt enlevant qu’on vit lors de la conclusion de la saison 3 n’ont à peu près aucun impact sur le déroulement du récit. En ressort donc une histoire des plus banales et insignifiantes qu’Hollywood sait nous pondre dans ce qui s’apparente surtout à un (trop) long épisode de la série.
The Mandalorian était un rafraichissement alors qu’on sortait de ce qu’on connaissait de l’univers cinématogaphique de Star Wars pour emprunter aux codes du western. C’est exactement ce que fait ici Jon Favreau avec son film, sans toutefois y insuffler une once d’émotions et n’apportant aucune profondeur supplémentaire à son personnage. La quête de Din Djarin est tellement peu enlevante qu’on reste distant devant la succession de scènes d’action aussi génériques les unes que les autres, le tout enrobé d’une pléthore de dialogues complètement lamentables.
Visuellement, on pouvait aussi s’attendre à mieux. Les personnages et créatures créés par ordinateur sont horribles. On sent l’artificialité dans leurs visages, particulièrement leur acolyte Zeb Orrelios. C’est fort dommage et étonnant puisque la série utilisait des technologies innovantes pour nous offrir une esthétique à couper le souffle.
Petit point sympathique: on peut souligner un caméo qui fera sourire les plus grands cinéphiles d’entre nous, on vous garde la surprise. Aussi, la musique de Ludwig Göransson (Sinners, Oppenheimer, Black Panther) est à la hauteur de ce qu’on nous a habitué dans l’univers cinématographique de Star Wars, enlevante et bien présente. Rien pour nous faire oublier John Williams, mais assez pour être marquante.
Donc, c’est malheureusement un rendez-vous manqué pour les fans de la saga et, probablement, le pire film de Star Wars à voir le jour au grand écran. En espérant qu’ils élèveront le niveau pour les 50 ans de la franchise l’année prochaine.
3/10
*Texte en collaboration avec La Métropole*



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