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5 films à voir à la Cinémathèque québécoise en juin

Photo du rédacteur: Benjamin Forgues
Benjamin Forgues
27 mai
3 min de lecture

Comme à chaque mois, la Cinémathèque québécoise réussit à concocter une programmation remplie de petits bijoux à découvrir sur grand écran. Le mois de juin en est un particulièrement fort alors qu'on aura la chance de découvrir les filmographies de Stanley Kubrick et de Claire Denis, tout en passant par une thématique qui explore la paysannerie au cinéma. Voici donc 5 films à voir à la Cinémathèque québécoise durant le prochain mois.


2001: A Space Odyssey, Stanley Kubrick (1968)

Présenté les jeudi 4 juin à 20h et vendredi 26 juin à 19h.


Quelle belle occasion de découvrir ou redécouvrir un des plus grands classiques de l'Histoire du cinéma. 2001: A Space Odyssey nous plonge en plein espace où nous serons confrontés à notre propre perte face à l'intelligence artificielle. Près de 60 ans plus tard, le film est encore plus pertinent que jamais. À voir absolument sur grand écran, ses effets spéciaux et son rythme quelque peu contemplatif en font une expérience cinématographique exceptionnelle pour cette oeuvre qui n'a pas pris une ride depuis sa sortie.


À noter aussi que tous les films de Kubrick seront présentés en juin, lui qui est un des rares cinéastes à avoir une feuille de route quasi parfaite. C'est donc l'occasion parfaite de passer à travers ses classiques comme The Shining ou bien de découvrir ses films un peu moins connus comme l'extraordinaire Barry Lyndon, par exemple, ou bien même un plus ancien en Paths of Glory.


Beau travail, Claire Denis (1999)

Présenté les dimanche 7 juin à 18h30 et jeudi 25 juin à 20h30.


Un film à voir absolument sur grand écran, c'est hypnotique et visuellement somptueux. Claire Denis nous propulse en plein coeur d'une base militaire française du Djibouti, où l'adjudant-chef est confronté à l'arrivée d'une nouvelle recrue qui attisera rivalités et passions. De là naîtra une tension homoérotique palpable, sous fond de masculinité toxique. Et que dire de la performance qui transperce l'écran de Denis Lavant, lui qui nous avait habitué à un jeu physique hors du commun dans les films de Leos Carax. Ici il redouble d'effort et nous offre son meilleur rôle en carrière, où chacun de ses mouvements deviennent une performance en soi.


Some Like It Hot, Billy Wilder (1959)

Présenté le dimanche 7 juin à 16h.


À l'occasion du centenaire de Marilyn Monroe, quoi de mieux que de redécouvrir ce qui est probablement son rôle le plus iconique. Ici, Billy Wilder nous plonge dans l'univers de deux musiciens en pleine période de prohibition en 1929. Malencontreusement, les deux seront témoins d'un affrontement sanglant entre groupes de gangster et doivent donc prendre la fuite vers la Floride, déguisés en femme afin de préserver leur identité. En cours de parcours, ils rencontreront une jolie jeune femme, dont un des deux tombera amoureux. Alors, comment réussira-t-il à jongler entre son anonymat et son amour, tout en étant pourchassé par un groupe de criminels aguerris. Some Like It Hot s'inscrit comme une des meilleures comédies de tous les temps et malgré ses 67 ans, elle n'a pas pris une seule ride. Un classique des classiques.


Le démantèlement, Sébastien Pilote (2013)

Présenté le jeudi 11 juin à 18h.


Deuxième long métrage du cinéaste de Chicoutimi, il nous plonge dans le monde agricole où un homme décide de mettre sa ferme en vente afin d'aider sa fille financièrement. Comme dans son prédécent, Le vendeur, Pilote traite du deuil mais de manière tout à fait opposée, qui en devient pratiquement un film miroir. C'est presque à penser qu'Ari Aster s'est inspiré de lui avec ses Hereditary et Midsommar. Trêve de plaisanteries, c'est une oeuvre très humaine, terre à terre et très touchante qui nous plonge dans des questionnements existentielles qu'une grande partie d'entre nous auront à confronter tôt ou tard dans nos vies.


Pauline Julien, intime et politique,

Pascale Ferland (2018)

Présenté le 24 juin à 18h.


Pour la fête nationale, quoi de mieux que de revisiter la vie d'une femme trop peu connue pour tout l'impact qu'elle a pu avoir sur la culture québécoise. Avec son film, Pascale Ferland nous offre des images d'archives qui nous replongent à la naissance de l'identité québécoise, explorant les différentes luttes auxquelles nous avons collectivement fait face et qui ne sont toujours pas vaincues aujourd'hui. C'est donc l'occasion de découvrir le parcours de cette femme au parcours hors du commun et au destin tragique, qui a tant fait pour définir qui nous sommes aujourd'hui.


Le film est d'ailleurs suivi de la projection de Godin, portrait d'une figure très importante de notre culture nationale et qui était aussi le conjoint de Pauline Julien.


*Mentions à Vingt Dieux de Louise Courvoisier, présenté le samedi 27 juin à 18h.


 
 
 

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